"Il exécute les gestes, respecte les horaires et les itinéraires, il se regarde vivre, ni présent ni absent, ignorant ce qui lui échappe comme ce qui lui appartient. " D. De Vigan

"Il exécute les gestes, respecte les horaires et les itinéraires, il se regarde vivre, ni présent ni absent, ignorant ce qui lui échappe comme ce qui lui appartient. " D. De Vigan

"Dans les gares, c'est autre chose, l'émotion se devine dans les regards, les gestes, les mouvements, il y a les amoureux qui se quittent, les mamies qui repartent, les dames avec de grands manteaux qui abandonnent des hommes au col relevé, ou l'inverse, j'observe ces gens qui s'en vont, on ne sait pas , ni pourquoi, ni pour combien de temps, ils se disent au revoir à travers la vitre, d'un petit signe, ou s'évertuent à crier alors qu'on ne les entend pas. Quand on a de la chance, on assiste à de vraies séparations, je veux dire qu'on sent bien que cela va durer longtemps ou que cela va paraître très long (ce qui revient au même), alors là l'émotion est très dense, c'est comme si l'air s'épaississait, comme s'ils étaient seuls, sans personne autour. C'est pareil pour les trains à l'arrivée, je m'installe au début du quai, j'observe les gens qui attendent, leur visage tendu, impatient, leurs yeux qui cherchent, et soudain ce sourire à leurs lèvres, leur bras levé, leur main qui s'agite, alors ils s'avancent, ils s'étreignent, c'est ce que je préfère, entre tout, ces effusions."


Delphine de Vigan

# Posté le samedi 03 octobre 2009 11:52

Modifié le lundi 05 octobre 2009 13:38

« Certains secrets sont comme des fossiles et la pierre est devenue trop lourde pour la retourner. Voilà tout »

« Certains secrets sont comme des fossiles et la pierre est devenue trop lourde pour la retourner. Voilà tout »






Je suis immobile. Il m'arrive de penser que je suis l'immobilité même. Je conjugue le verbe attendre, j'en épuise les sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J'attends le bus, j'attends mon heure, j'attends que tu viennes, j'attends mon tour, attends-moi, attends que je t'y reprenne, j'attends que jeunesse se passe, j'attends de pied ferme, j'attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n'attendra pas, j'attends qu'il revienne, je l'attends comme le messie, ça attendra demain, qu'attends-tu de moi, j'attendrai le jour et la nuit, j'attendrai toujours, je n'attends pas après toi, je n'attends pas d'enfant, j'attends qu'il m'appelle, j'attends qu'il me parle, en attendant mieux, je ne m'y attendais pas, surtout ne m'attends pas.


Delphine de Vigan - Un soir de décembre

# Posté le mercredi 30 septembre 2009 14:38

J'aime leurs p'tites Frimousses.

J'aime leurs p'tites Frimousses.






# Posté le dimanche 26 juillet 2009 07:37

Modifié le samedi 26 septembre 2009 06:58

Je vise le meilleur, j'envisage le pire et je prends ce qui vient

Je vise le meilleur, j'envisage le pire et je prends ce qui vient


"Il est des journées faites de petits riens et qui vous laissent le vague à l'âme, de moments de solitude dont on se souvient longtemps, très longtemps."
Marc Levy

# Posté le mardi 28 octobre 2008 07:45

Modifié le samedi 15 août 2009 13:44

Errare humanum est.

Errare humanum est.











" Le piège, c'est de penser qu'on a le droit d'être heureux. Nigauds que nous sommes. Assez naïfs pour croire une seconde que nous maitrisons le cours de nos vies. Le cours de nos vies nous échappe, mais ce n'est pas grave. Il n'a pas grand intérêt... L'idéal, ce serait de le savoir plus tôt. "Plus tôt" quand? Plus tôt. "

Anne Gavalda

# Posté le samedi 15 août 2009 12:11

Modifié le mardi 01 septembre 2009 07:15

Ce truc là: c'est mOi... Enchanté

Ce truc là: c'est mOi... Enchanté









"J'ai appris que les adieux feront toujours mal, que les photos ne remplaceront jamais le plaisir que l'on éprouvait, le moment où elles ont été prises, que les souvenirs, qu'il soit bons ou mauvais, me feront toujours pleurer, et que les mots ne seront jamais aussi forts que les sentiments que l'on éprouve..."





# Posté le dimanche 04 mai 2008 15:38

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 13:52

Anna Gavalda


" Le printemps, les petits oiseaux qui se chamaillent dans les bourgeons des peupliers. La nuit, les matous qui font un raffut d'enfer, les canards qui coursent les canardes au-dessus de la Seine et puis les amoureux. Me dis pas que tu les vois pas les amoureux, y'en a partout. Des baisers qui n'en finissent pas avec beaucoup de salive, la trique sous les blue-jeans, les mains qui se baladent et les bancs tous occupés. Ça me rend dingue. C'est tout. T'es jalouse? T'es en manque? Moi? Jalouse? En manque? Nonononon, voyons... Tu plaisantes. Pffffff, n'importe quoi. Manquerait plus que je sois jalouse de tous ces petits cons qui fatiguent tout le monde avec leur désir. N'importe quoi. (...) Mais si je suis jalouse!!! Ça se voit pas peut-être? Tu veux des lunettes? Tu le vois pas que je suis jalouse, tellement que j'en crève, tu vois pas que je manque d'amour. Tu le vois pas ça? Eh ben, je me demande ce qu'il te faut..."

Anna Gavalda

# Posté le samedi 23 mai 2009 07:12

Modifié le mardi 08 septembre 2009 14:25